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Les méthodes de Yoga traditionnel n’agissent pas que sur le corps physique.

Tous les exercices traditionnels se basent sur le corps appelé « énergétique ».  Il s’agit de nettoyer, au sens de purifier, les « artères lumineuses », les nadîs et les carrefours
énergétiques, les cakra, afin de faciliter le passage du prâna, le fluide vital énergétique. 
 
Par les âsanas, que l’on peut résumer en posture physique particulière, par les exercices respiratoires, prânâyama, et par le développement de la concentration sur un point,
dhâranâ, amenant le pratiquant à pouvoir diriger son attention avec précision etc.
Toutes ces pratiques, ces outils, sont voués à purifier les canaux et les centres énergétiques.
En plus des âsanas et du prânâyama, le Nidrâ Yoga, par l’épanouissement de plus en
plus profond des états de détente, de lâcher-prise dans lequel il plonge l’individu,  purifie les perturbations mentales, mais pas seulement. Par une complète relaxation progressive, assortie à l’attitude intérieure de confiance totale, d’abandon complet, de tranquille ouverture, le Nidrâ Yoga permet de se libérer, au fur et à mesure, des poids de mémoire que nous portons pour nous rendre libre.

 Cette méthode d’épuration des mémoires permet la libération progressive de l’individu vers un Etat Naturel de joie et de bien-être.

« Dans la verticalité du corps, le premier cakra Mûlhâdâr est en appui sur les résonances émises par la création de vie de la Terre.

La verticalité s’élève de cette base d’une grande densité, en traversant les matières du corps de plus en plus subtiles.

Le mouvement respiratoire, alors rendu conscient par l’immobilité du corps et de la pensée, et non plus réduit à son juste mouvement involontaire, automatique, révèle la toute beauté de notre origine.

Le mouvement respiratoire ne procure pas seulement la vie en nous, il est aussi  l’expression de notre  provenance infinie.

Par ces portes, que sont l’assise et la conscience de la nature du mouvement respiratoire, l’Unité peut surgir. L’ego, façade de l’être, donne alors à voir le trésor qu’il cache.

Trésor qui est appelée par la tradition tantrique « la Réalité Suprême ». Les attaches de l’ego lâchent leur emprise face à la constance de l’attention sur ce mouvement vital, en lien avec le permanent en soi.

Un peu plus profondément encore, l’ego est rendu inexistant, dissout par le déploiement de La beauté qui prend alors toute la place. L’ego ne peut plus exister au sein de l’espace où intériorité et extériorité n’existent plus.

Cet espace, cet état, porte le nom de Samâdhi ou Réalisation du Soi. De Liberté, peut-on ajouter. »

« Grâce à la concentration sur la pure Réalité, l’énergie de l’être enchainé prend fin. » 

(Lalla, poétesse tantrique du XIVème s.)

Extrait du Mémoire « La Lumière »

Aline Vilanova, 2016.